David Torondel / Portfolio | Le Web 2.0 et les nouvelles contraintes graphiques.
87
single,single-post,postid-87,single-format-standard,ajax_updown,page_not_loaded,,vertical_menu_enabled,wpb-js-composer js-comp-ver-4.2.3,vc_responsive

Le Web 2.0 et les nouvelles contraintes graphiques.

Une petite réaction suite à la lecture d’un de ses (très intéressant) blog de Fred Cavazza*, au sujet de la prochaine version de iGoogle, la page-portail du célèbre moteur de recherche.

Fred pose la question de la densification de ce type de page. Et c’est vrai que quand on regarde les copies d’écran, c’est… dense !

Ces nouveaux types de sites sont de véritables casse-tête pour les graphistes ! Il faut arriver à mêler les impératifs graphiques (personnalité, originalité…) et des impératifs techniques très contraignants, vu que tout quasiment est personnalisable, donc doit pouvoir s’adapter à une grande diversité de contenus, sur lesquels le graphiste n’a pas la main.

Un des points important d’une mise en page réussie est d’avoir bien structuré les éléments de l’écran, hiérarchisé les informations. Or dans le cas de ces pages-portail, c’est l’utilisateur final qui va structurer sa page comme il le souhaite. la problématique pour le graphiste change donc radicalement, il ne doit plus se poser les questions habituelles : « Quel élément de la page est le plus important, et comment je fais graphiquement pour le mettre en avant », mais plutôt « Comment je peux faire pour que mon graphisme fonctionne quand même une fois que l’utilisateur aura mis le bazar dans tous les blocs ». Et je ne parle même pas de complexité de la recherche ergonomique, mise à disposition des fonctions, etc.

Les sites web dit « 2.0 » deviennent de véritables applications en ligne, avec des fonctionnalités pointues. Le graphiste doit donc intégrer dans son travail une réelle démarche ergonomique orienté « outil », ce qui est assez nouveau, souvent difficile, mais passionnant.

Je reviendrait prochainement sur un exemple concret de site sur lequel j’ai travaillé et pour lequel j’ai pu me confronter à toutes ces questions d’ergonomie : vertetnet.fr(ne fonctionne pas encore sur Firefox Mac, en cours de debuggage).

Pour en revenir à la question de Fred Cavazza, effectivement, c’est très dense…en même temps difficile de juger juste une capture d’écran réduite. En général, on se construit petit à petit sa page d’accueil, c’est une construction « personnelle » que l’on connait, donc qui est lisible par soi principalement, mais difficilement apréhendable pour les autres. Exactement comme son vrai bureau, c’est souvent le bordel, mais on s’y retrouve. :)

La difficulté vient quand on « partage » sa page, et que des visiteurs externes doivent pouvoir s’y retrouver…

Bref à mon avis il y a 2 critères pour juger de la pertinence de ce genre de page : l’aspect ergonomique (ajout de modules simplifié, etc.) mais qui ne concerne que l’utilisateur personnel. Et en deuxième, la clarté de l’interface graphique, qui elle va surtout servir aux visiteurs externes à se retrouver dans le « bordel organisé » de celui qui a construit sa page.

Je ne suis pas sur que Google soit un modèle de ce point de vue… : /

Beaucoup de gens prennent Google comme une « référence », un peu à tort et à travers… Combien de fois j’ai pu voir dans un brief client la demande : « il faut un graphisme simple et clair, aussi efficace que Google ».
C’est bien, mais le minimalisme de Google ne fonctionne que pour leur page d’accueil, qui a un contenu minimaliste. Adapter le principe de Google (pas ou peu d’image, texte html de base, avec peu de différences de taille, ça ne peux pas fonctionner avec une page ayant beaucoup de contenus, et donc un besoin évident de hiérarchisation des éléments. Mais il est parfois difficile de le faire comprendre…

Pourtant iGoogle me semble être une bonne illustration de ce souci : pas assez (à mon goût) de recherche ergonomique et graphique. Par exemple, contrairement à Netvibes, je n’ai pas trouvé de possibilité de changer la couleur des bandeaux des modules, donc impossible d’en faire ressortir un par ce biais. Quand aux « thèmes d’artistes » et personnalisés qui sont proposés, ils sont pour la plupart un modèle de mauvais goût et de Kitsh…

Dommage donc que ce travail graphique et ergonomique n’ai pas été pris au sérieux par Google. Netvibes me semble avoir une très très large longueur d’avance.

*Fred Cavazza
Médias sociaux
Interfaces riches
etc.

2 Commentaires

Poster un commentaire